Partager l'article ! Etape 5 : Maribor - Zagreb: Date : 22/10 Distance parcourue : 0 Km Départ/arrivée : Maribor-Maribor ...
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Date : 22/10
Distance parcourue : 0 Km
Départ/arrivée : Maribor-Maribor
Un spectacle matinal
Un petit matin d’automne, bercés par le trafic en périphérie de Maribor, nous campons à la bordure d’un champ.
Le réveil se fait tranquillement au son du trafic qui s’intensifie. Nous dégustons tranquillement notre thé à la menthe et nos tartines de confiture traditionnelles quand encore une fois nous
distinguons dans la brume matinale des faons en train de jouer dans la prairie, c’est un spectacle qui nous stupéfait toujours.
Jean-Baptiste
Distance parcourue : 70
Départ/arrivée : Maribor - Mozirje
Mireille et l’abri bus
Cette journée commence pourtant si bien. Nous parcourons 60 km en une matinée sous un ciel clément qui nous offre quelques rayons de soleil. Après le déjeuner, nous demandons notre chemin à Mireille (ce nom est inventé). A notre grande surprise, elle nous propose de nous guider avec sa voiture jusqu’à la route principale que nous recherchons. Mais après quelques kilomètres parcourus avec notre nouvelle escorte, la pluie se met à tomber ce qui nous oblige à nous arrêter dans un abri bus et d’informer Mireille que nous ne pouvons plus la suivre. Nous lui faisons donc nos adieux.
Après une heure d’attente dans notre abri de fortune, un nouvel évènement survient : Mireille revient et nous offre une carte imprimée afin de nous guider. Ce geste attentionné nous touche particulièrement. La pluie ne s’arrête pas. Nous passons ainsi notre après-midi ainsi que notre soirée dans cette cabane, tels des adolescents à la recherche d’indépendance. Nous décidons enfin à nous coucher mais une question subsiste : Où ? Peut être dans l’abri bus tels des marginaux ou bien dans notre tente, au risque qu’elle ne résiste pas à l’intempérie. Après une longue réflexion, nous décidons de monter les tentes sous une pluie incessante dans un pré marécageux. Nous avons abandonné l’idée de l’abri bus car il est proche d’une route où des semi-remorques passent à vive allure. Ils auraient peut être perturbé notre sommeil.
Après avoir installé notre camp de fortune, nous nous couchons dans une atmosphère humide. Pour ma part tous
mes pulls sont trempés…
Gwenn
Notre abri-bus
Date : 24/10
Distance parcourue : 56 Km
Départ/arrivée : Mozirje – Logarska Dolina
Après une nuit difficile rythmée au son des gouttes de pluie sur la tente, le moment que nous appréhendons le
plus se rapproche progressivement. Le réveil nous demande une grande source de motivation, sortir de nos sacs de couchage pour rejoindre notre abri bus de la veille nous laisse quelque peu
pensifs sur le déroulement de la journée. Nous avons rendez-vous avec Klemen Matk à 16h. Nous organisons nos affaires et nous plions nos tentes encore mouillées. Nous roulons 50km sous une pluie
fine qui ne semble pas vouloir s’arrêter. Nous oublions vite les conditions climatiques devant la beauté des paysages et la prestance des montagnes dont les sommets sont enneigés. Après un
dernier col difficile, nous arrivons à la ferme de Klemen. Un accueil chaleureux et un verre de schnaps (gnole de poire) nous attend. La rencontre va au-delà de toutes nos espérances : la
salle à manger est chauffée au bois pour nous, nous pouvons nous laver, faire sécher nos vêtements et la mère de Klemen nous prépare le dîner. Nous passons la soirée au chaud (sans pour autant
être dans nos duvets) en compagnie de Klemen qui nous offre un très bel entretien riche en idées pleines de bon sens.
Sylvain
Une soiree a Logarska Dolina, dans les montagnes slovenes
Date : 25/09
Nombre de Kilomètres : 32
Départ/arrivée : Logarska Dolina – Kokra (Slovénie)
Le respect des cycles de la nature
Nous avons passé la journée chez Klemen Matk, un agriculteur bio au cśur des montagnes du nord de la Slovénie. La région est magnifique, Klemen accueille sur sa ferme les touristes slovènes ou étrangers, nombreux à venir admirer les paysages. Accueillis comme des rois, nous découvrons que les animaux (chèvres, vaches, moutons, cochons, poules, ânes, chevaux, canards, lapins…) et les productions de l’exploitation (lait, fromage, légumes, viande…) sont presque exclusivement destinés à l’autoconsommation et aux touristes.
Ce soir nous avons également découvert que… nous avons changé d’heure ! Dorénavant, il fait nuit à 17h30.
Ceci nous pèse, les journées passent si vite (et dès que le soleil se cache, il fait si froid !). Nous avons décidé de suivre le soleil, et de nous lever 1h plus tôt qu’avant (soit vers 5h30
– 6h, pas sûr qu’on y arrive). Quoi de plus sain que de vivre avec le soleil, et avec les saisons ? Comme nous l’expliquait Werner Michlits, agriculteur bio-dynamique du sud de l’Autriche,
les cycles naturels (du jour et de la nuit, de la lune, des saisons…) ont une grande influence sur les êtres vivants, homme compris. L’hiver est une période de réflexion intérieure, et de repli
sur soi. Certes, ce voyage est tout le contraire, mais nous nous couchons tôt, et nous avons le temps de méditer durant les 12h de pénombre quotidiennes !
Joannes
Les magnifiques paysages du nord de la Slovenie
Date : 26/10
Distance parcourue : 77 Km
Départ/arrivée : Kokra-Ljubljana
En 2 temps 3 mouvements
Après 77km, nous atteignons Lubljana pour la pause déjeunée. 2 temps 3 mouvements, c’est le peu de temps nécessaire pour envahir un lieu, notamment ce petit parc en face du palais de justice, nous déployons les tentes pour les sécher de la condensation de la nuit précédente, nous accrochons leurs toiles aux arbres, déballons les sacs de couchage pour les aérer. Mais nous restons imperturbables face aux interrogations perceptibles des passants, dont certains s’arrêtent d’ailleurs pour discuter. Cela ne nous empêche pas de déguster tranquillement nos tartines d’oeufs brouillés au jambon préparées sur le banc. Après ce déballage intempestif, nous partons à la visite de la capitale en cette belle journée d’automne. Les artistes envahissent l’espace pour exposer leurs peintures de façon aérienne ou bien même pour jouer avec les reflets de l’eau en effet miroir.
Jean-Baptiste
Un canal de la ville de Ljubljana
Date : 27/10
Distance parcourue : 40 km
Départ/arrivée : Ljubljana/Turjak
Inka Stritar
Cet article sera consacré à la rencontre que nous avons eu avec Inka Stritar à Ljubljana (capitale de la Slovénie). C’est Klemen (voir article du 25/10) qui nous a orienté vers cette vieille dame, qui enseignait auparavant le français et l’anglais. A notre arrivée, l’accueil qui nous est réservé est particulièrement chaleureux. Inka nous a préparé un livre pour chacun d’entre nous. Il a été rédigé par son mari, docteur et enseignant en agronomie. Le petit déjeuner est exceptionnel. Malgré ses 75 ans, Inka est un véritable ouragan. En l’espace de 10 minutes, la table se remplit de pain, saucissons, fromages, miel, lait, jus de fruit et café. En un temps presque aussi court, nous parvenons à dévaliser le repas. Mais Inka parvient à nous rassasier. Le ventre plein, nous écoutons Inka nous narrer l’histoire de son pays, la guerre de l’ex-yougoslavie et sa vision du communisme. Elle nous explique ensuite avec une passion étonnante son combat actuel. Elle lutte pour les droits des propriétaires, notamment concernant la chasse en forêt privée. Ses connaissances sont intarissables et nous nous apercevons qu’elle est beaucoup plus intéressante que Wikipédia. Après plus de trois heures de discussion, nous repartons avec nos différents présents : notre linge que nous lui avions donné à sécher, une bouteille de borovicka (alcool du terroir), et enfin l’adresse de son chalet de montagne où nous pouvons dorénavant venir passer nos vacances.
Cette rencontre aurait mérité un article beaucoup plus long, mais la réglementation m’en empêche (pas plus de 10 lignes).
Gwenn
Un petit dejeuner copieux chez Inka
Date : 28/10
Nombre de kilomètres : 100
Départ/arrivée : Turjak - Sentjernej
Distance relative ou absolue…
Chers lecteurs,
En suivant quotidiennement nos aventures, il vous arrive certainement d’être étonnés ou bien même impressionnés par nos étapes et les kilomètres que nous parcourons. Et bien soyez-en sûr, il y a de quoi. Outre les conditions climatiques, sans nul doute affectées par le réchauffement (14°C à Zagreb), nos journées sont marquées par des trajets d’une rare intensité physique et digestive. Néanmoins, nous avons fait le choix de retranscrire notre périple dans l’humilité. Aussi, nous tenons à relativiser les distances parcourues affichées par le compteur ; indicateur officiel de croissance de convivialité de notre voyage. Effectivement, aux kilomètres quotidiens enregistrés positivement dans notre course effrénée au bonheur, il est nécessaire de retrancher les « détours » réalisés pour faire les courses, pour la recherche d’un café ou d’un champ pour planter la tente, pour visiter une ville ou encore les petits extras communément appelés « mauvaises directions » que nous nous accordons. C’est pourquoi, nous nous proposons de distinguer les « distances absolues ou totales » et les « distances relatives ou effectives ». Seules ces dernières témoignent de notre avancée « réelle » dans notre boucle, les autres témoignant davantage de notre degré de « clairvoyance ». A titre d’illustration, nous avons parcouru 100km aujourd’hui, dont 75 effectifs et 25 en « extra ». Certains d’entre vous diront que nous avons un degré de clairvoyance « élevé », mais je préfère regarder notre taux de croissance de convivialité de 75% ! De quoi faire saliver n’importe quel Etat, multinationale, petite entreprise, économiste, manager, environnementaliste ou encore citoyen…
Sylvain.
Une soiree autour du feu
Date : 29/09
Nombre de Kilomètres : 65
Départ/arrivée : Sentjernej (Slovénie) – Zagreb (Croatie)
Nous avons quitté la Slovénie, non sans difficultés : les petites routes que nous souhaitions emprunter
pour passer en Croatie ne sont pas faciles à trouver, et les slovènes sont si gentils ! Qui d’autre qu’un(e) slovène(e) peut proposer un café et donner un sac de pommes lorsqu’un pneu crève
devant chez lui (elle) ? Ou encore partir imprimer une carte et nous la rapporter lorsqu’on lui demande la route ? Leur accueil est exemplaire : Inka, professeur de français
retraitée, nous offre un petit déjeuner (jusqu’à plus faim, et pourtant il en faut) alors qu’elle ne nous connait pas, un primeur de Ljubljana nous donne 4 pommes lorsqu’on lui demande de nous
indiquer une rue… Et bien d’autres étonnements. Tous ces petits gestes nous permettent d’être en contact facilement avec la population. Ainsi, nous rencontrons des personnes du monde agricole,
mais aussi d’autres milieux, avec d’autres sujets à aborder (histoire, culture, pluie et beau temps) lorsqu’on trouve une langue commune…
Trouverons-nous aussi bien dans les pays suivants ? Cela semble bien parti en Croatie. Aujourd’hui nous souhaitions pique-niquer dans le jardin public de Zagreb, la capitale. Difficile d’avaler 2 bouchées consécutives : les passants, intrigués par nos vélos et nos sacoches, s’arrêtent discuter sans arrêt. Ils repèrent de loin les français. Ainsi nous avons pu retracer l’histoire de la Croatie grâce à Odette (nom inventé), une croate qui a travaillé toute sa vie à l’ambassade de France (anciennement Consulat, à l’époque de la Yougoslavie) : un récit conté avec les tripes !
Joannes
L'opera de Zagreb, capitale de la Croatie